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Présentation du Peuple EKANG

Le peuple EKANG (Fang Bëti Bulu) se trouve dans les pays de la zone forestière du continent africain : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, Sao tomé et Principe. Leurs origines lointaines remontent à l’Egypte antique, et récente dans l’Adamaoua au Cameroun. Et ont pour ancêtre commun NANGA RABIA. Aujourd’hui, ces groupes ont évolué et ont la classification suivante :
  1. LES BËTI
Ceux-ci, jadis appelés LETSI dans l’autre côté de la Sanaga, avant la dernière implantation des Béti, on retrouve là-bas : les Batsenga (ancêtres des Ewondo). Les Mvele (ancêtres des Mvele Bëti), les Boundjou (ancêtres des Bene Bëti), les Tsinga (ancêtres des Tsinga), les Kombè, les Ngorro. De nos jours, les Bëti sont divisés en 06 groupes :
  1. Kolobeti
Plus connus sous l’appellation des Ewondo qui sont constitués de plus de 46 communautés.
  1. Eton Bëti et autres
Ceux-ci sont constitués des Manguissa, des Batsenga, et des Eton. Linguistiquement très propres, il faut signaler que les manguissa et les Batsenga sont les ancêtres proches des Eton et des Kolo Bëti. Pour le cas spécifique des Eton, ils sont subdivisés en 03 groupes : Eton Bëti, Beloua Beton, Eton Beloua et se trouvent dans le Département de la Lekié (Cameroun).
  1. Les Mvele Bëti
Constitués de plusieurs sous-familles, ils se retrouvent dans une partie du Département du la Mefou et Afamba. Ils sont les descendants immédiats des Mvele Bëti. On les retrouve dans le Département du Mbam et Kim (Cameroun)
  1. Les Ntumu Bëti
On les retrouve aussi bien chez les Bëti que chez les fans. Ils descendent de Ntum Bëti et on les retrouve sur la route de Mbalmayo dans le Nyong-Esso, à Efoulan, Djoum dans le Dja et Lobo et dans la vallée du Ntem.
  1. Onang Bëti et autres
Ils sont constitués des Onang et autres tribus linguistiquement proches de ceux-ci. On les retrouve dans le Département du Nyong et Mfoumou et dans le Haut-Nyong. Toutefois, il faut signaler qu’ils descendent des tribus de la Haute Sanaga.
  1. LES BULU
Ceux-ci, sont également les descendants de Nanga Rabia, ils ont traversé la Sanaga et se sont séjournés dans la zone de Nanga-Eboko avant de s’implanter dans leur site actuel au Sud-Cameroun, et sont constitués de plusieurs sous-groupes ; on reconnait sous l’appellation de « Essa’a » comme les Essa’a Bikoula et les ‘’Ye’’ qui signifient descendants de : comme les Yetotan, les Yekombo.
  1. LES FANG
On les retrouve dans le Sud-Cameroun, au Gabon, au Congo, en Guinée Equatoriale et en Sao-tomé et Principe. On les distingue des Ntumu et des Okak. Les Baveck de la Haute Sanaga au Cameroun seraient leurs ancêtres immédiats. LA FORET EQUATORIALE : DU BASSIN DU CONGO   La forêt du Bassin du Congo traverse : le Cameroun, la Guinée Equatoriale, le Gabon, La République Centrafricaine, le Congo Brazzaville, et la République Démocratique du Congo. Elle est avant tout est un écosystème riche en biodiversité, où chaque maillon joue un rôle essentiel dans le processus de cycle de vie. Sa faune et sa flore ont si diversifiées qu’elles font l’objet d’un intérêt spécial aussi bien au niveau local qu’international. Les hommes EKANG ce sont s’implantés dans la forêt du Bassin du Congo depuis plusieurs siècles et ont appris à y vivre en harmonie en y puissant les ressources nécessaires à leur nutrition, santé, et besoins vestimentaires. Au bout des siècles, ce peuple s’est fait une façon d’être de faire et de croire en relation avec la forêt. La Forêt Equatoriale est le lieu du développement des initiatives des EKANG. Elle est bien plus qu’un espace matériel, mais également le lieu dans lequel s’est créés et développés des croyances et des rites EKANG. C’est le lieu par excellence du développement et des initiatives du peuple EKANG.
  1. Développement
La conception de développement de l’homme EKANG ancien fait référence par la procréation et la capacité de transformer l’environnement. Lorsqu’un homme avait l’âge de se marier, il devait quitter la concession familiale, s’installer dans un nouveau site afin de perpétuer sa lignée. Pour arriver au terme de son projet : se construire une maison, élever ses enfants, la forêt était le viatique principal pour parvenir à se procurer les matériaux de construction, faire la chasse et l’agriculture.
  1. Initiation
La religion BËTI avait plusieurs rites, à l’instar du so’o (rite masculin), qui permettait à l’homme de passer à l’état d’adolescent à celui d’un homme accompli et durait 9 à 12 mois. On a également le Mevoungu, (rite féminin) ; ces rites étaient des rites de purification pour le bien être de la communauté : on peut aussi ajouter l’akùs et l’ésani, on se servait des esprits de la forêt.
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